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SANTÉ & MIEUX-ÊTRE

Les commotions cérébrales sous-estimées en milieu sportif - 2e partie !

Clinton Portis Commotion

Les symptômes des commotions cérébrales sont, en général, peu visibles et difficiles à détecter. Les spécialistes qui ont assistés à la première conférence sur les commotions cérébrales en milieu sportif en 2001 se sont interrogés à savoir si ce trauma représente un phénomène se caractérisant par plusieurs degrés de sévérité, c’est-à-dire s’il comprend toujours les mêmes symptômes représentatifs ou s’il s’agit plutôt d’un phénomène comportant différents sous-types, c’est-à-dire sans toutefois toujours avoir les mêmes symptômes d’une fois à l’autre et d’une personne à l’autre.

 

Ils en sont venus à la conclusion que la commotion cérébrale peut être classifiée selon différents sous-types tels les manifestations cliniques (confusion, problèmes de mémoire, perte de conscience), la région anatomique atteinte (cérébrale, tronc cérébral, etc.), le type d’impact biomécanique (force rotationnelle ou linéaire), etc (Aubry, et al., 2002).

 

Lors de cette même conférence, de nombreux signes et symptômes ont été reconnus afin de faciliter le diagnostic des commotions cérébrales survenant en milieu sportif. En effet, on peut reconnaître des symptômes typiques, cognitifs et physiques : (Aubry, et al., 2002). 


Symptômes typiques

- Maux de tête
- Étourdissements
- Nausées
- Pertes d’équilibre
- Se sentir « ding », ahuri, assommé
- Voir des étoiles ou des lumières qui clignotent
- Sonnerie/Bourdonnement
dans les oreilles
- Avoir une vision double
- Engourdissement
- Sommeil perturbé
- Se sentir lent, fatigué

Symptômes cognitifs 

- Confusion
- Amnésie
- Perte de conscience

Symptômes physiques 

- Perte de conscience/État de conscience affaibli
- Coordination ou équilibre pauvre
- Troubles de la marche/déséquilibre
- Lenteur pour répondre aux questions ou suivre les instructions
- Distrait facilement/Difficulté à se concentrer
- Émotions inhabituelles ou inappropriées comme rire ou pleurer
- Nausées/Vomissements
- Regard vide/froid
- Changements de personnalité
- Comportement inapproprié dans le sport pratiqué
(ex. : courir dans la mauvaise direction)
- Habilité de jeu diminuée

Contrairement à la croyance générale de la population, la perte de conscience et l’amnésie ne sont pas de bons prédicateurs de la gravité de la commotion (Aubry, et al., 2002; McCrory, et al., 2005). En fait, la sévérité du trauma ne peut être déterminée que lorsque tous les symptômes sont disparus et que l’examen neurologique ainsi que les fonctions cognitives sont normaux (McCrory, et al., 2005). Cependant, la nature et la durée des symptômes postcommotionnels seraient significatives quant à la sévérité de la commotion (Aubry, et al., 2002; McCrory, et al., 2005).

Ainsi, soyez vigilants et attentifs lorsque quelqu’un de votre entourage subit un impact corporel quelconque, il est probable qu’il ait une commotion cérébrale!!


- Geneviève Lavigueur,
Kinésiologue et Entraîneure au Sani Action de Brossard et Boucherville

 

 

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